une étude tente de cerner les circonstances de contamination

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Nombre de personnes dans le foyer, métiers et lieux à risques, repas de famille ou au restaurant… L’étude ComCor,  rendue publique jeudi 17 décembre et réalisée par l’Institut Pasteur, la Cnam (Assurance maladie) et Santé publique France, dresse un tableau plus précis des circonstances et des lieux de contamination au Covid-19 en France. Premier enseignement : 44% des personnes contaminées “connaissent la personne qui les a infectées”. Parmi les personnes qui savent comment elles ont été infectées, un tiers (35%) l’a été au sein du foyer, le plus souvent par son conjoint ou sa conjointe. Pour les deux tiers restants, les contaminations ont certainement eu lieu dans le cercle familial (33%), professionnel (28,8%) ou amical (20,8%). Les repas jouent un rôle central dans ces contaminations, que ce soit en milieu familial, amical, ou à moindre degré professionnel. Les bureaux partagés sont également importants en milieu professionnel.

Pour la deuxième partie de l’étude, qui vise cette fois à déterminer les facteurs de risques : certaines professions sont associées à une augmentation du risque, comme les chauffeurs, les professions dites intermédiaires de la santé (infirmiers, sages-femmes) ou les travailleurs sociaux. Idem pour les ouvriers dans l’industrie et certains cadres, et c’est là, plus inattendu. Contrairement aux attentes encore, le fait d’être enseignant n’augmenterait pas le risque de contamination, notamment grâce à des protections efficaces mises en place. L’étude montre également que plus on est nombreux dans un foyer, plus le risque augmente. De même, on constate une augmentation du risque pour les parents d’enfants qui fréquentent des lieux de collectivité. Enfin, l’étude note une augmentation du risque liée à la fréquentation des restaurants, bars et salles de sport, ou au covoiturage, contrairement aux commerces ou aux transports en commun.

Les auteurs de l’étude soulignent toutefois qu’elle comporte des limites qui empêchent de tirer des conclusions définitives. D’abord, “les résultats s’appliquent à deux périodes très particulières”, le couvre-feu et le confinement. Ensuite, les volontaires ont fait la démarche de répondre à un questionnaire et ne sont donc pas représentatifs de toute la population infectée en France. L’étude ComCor sera poursuivie pour affiner ces premiers résultats.



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