Pour la FHF, “il nous faut éviter à tout prix la troisième vague de janvier”

0
15


    Suivant
Comme tous les mardis, depuis quelques semaines maintenant, le point presse de la Fédération hospitalière de France (FHF) propose un focus sur les questions de santé du moment. Frédéric Valletoux, Président de la FHF, a rappelé que même si la situation sanitaire s’améliore globalement, justifiant un confinement réaménagé avec un peu plus de libertés individuelles, les données d’hospitalisations et de décès dans la plupart des régions de l’hexagone restent préoccupantes, montrant que nous sommes toujours sur un chemin de crête et que le relâchement des mesures barrières n’est pas à l’ordre du jour. La période des fêtes à venir retient toute l’attention de la FHF : risque de circulation du virus à nouveau fort, moins de respect des mesures de distanciation, visites en Ehpad plus nombreuses alors que l’on compte aujourd’hui 1589 clusters dans ces établissements où la situation reste tendue. Il nous faut éviter à tout prix une troisième vague, en janvier, avant l’arrivée du vaccin, a souligné Frédéric Valletoux, précisant par ailleurs combien la question des ressources humaines dans les établissements de santé restait prégnante en ces temps de crise sanitaire prolongée.

Faisant suite aux annonces de la Haute Autorité de Santé sur la stratégie de la campagne de vaccination à venir, la FHF a insisté sur le fait que pour qu’elle soit réussie, deux préalables étaient requis : un travail de confiance et de transparence des pouvoirs publics et un appui des collectivités et de la médecine de ville. Un groupe d’experts sur le sujet a été constitué au sein de la FHF, en lien avec la task force gouvernementale, et de nombreuses questions relevant de la logistique y sont actuellement débattues en vue d’une organisation au plus près des besoins.

Enfin, parce que sur tous les territoires, les enseignements de la première comme de la deuxième vague, montrent l’urgence de mieux structurer la première ligne de l’offre de soins par la coopération ville-hôpital, la FHF a rappelé la nécessité d’améliorer le service rendu aux usagers. Pour ce faire, et pour préparer une réponse coordonnée aux besoins de santé, il est fondamental d’acter la généralisation du Service d’Accès aux Soins (SAS) via un numéro d’appel commun au SAMU et à la médecine de ville, régulé par les médecins. Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, l’a exprimé avec force, afin de donner corps durablement à un dispositif dont tous les acteurs partagent la pertinence, il convient désormais d’inscrire dans la loi et généraliser le Service d’Accès aux Soins (SAS) dont la mise en œuvre constitue une urgence pour répondre aux besoins de santé des Français : meilleure prise en charge médicale, meilleure régulation, fin du débordement des urgences à l’hopital.

Retour au sommaire du dossier Fonction Publique



LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here