point d’étape des avancées concrètes au 18 décembre 2020

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Ce vendredi 18 décembre 2020 au matin, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, réunissait l’ensemble des parties prenantes du Ségur de la santé lors d’un comité de suivi. J’ai donc voulu qu’un comité rassemblant toutes les parties prenantes suive la mise en œuvre des engagements pris cet été pour veiller à ce que chaque ligne des accords du Ségur s’accompagne d’effets très concrets sur le terrain et dans la vie des soignants. Ce “point d’étape” permet de savoir où nous en sommes et où nous allons a rappelé Olivier Véran. Des avancées jugées très significatives et qui ont eu lieu malgré le contexte épidémique que nous connaissons qui a, une fois encore, mis notre système de santé en grande tension.

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Restaurer la confiance des soignants, reconnaître la valeur des métiers du soin au sein de la société, s’assurer qu’ils soient entendus et que le fonctionnement au quotidien des services de soin soit rapidement amélioré… la finalité des accords du Ségur de la santé.


Nous ne terminons pas cette année 2020 comme nous l’avons commencée. La donne a changé pour les soignants et les engagements du Ségur, tenus un à un, sont autant d’ambitions qui donnent du sens et de la reconnaissance à celles et ceux qu’un pays tout entier a applaudis il y a neuf mois a souligné Olivier Véran lors de son discours introductif. Pour lui, cet exercice historique qu’a été le Ségur de la santé a été bien davantage qu’un vaste plan de revalorisation et de confiance à celles et ceux qui font vivre notre système de santé. C’était une promesse à tenir.

Il a donc été rappelé que l’un des constats essentiels du Ségur, qui s’est conclu sur des accords historiques, était “en urgence” de restaurer la confiance des soignants, reconnaître la valeur des métiers du soin au sein de la société, s’assurer qu’ils soient entendus et que le fonctionnement au quotidien des services de soin soit rapidement amélioré. A ce titre, 7 milliards d’euros ont déjà été engagés en 2020 pour revaloriser financièrement les personnels non médicaux et les sages-femmes, les praticiens hospitaliers, les internes et les étudiants en santé. Il s’agissait également de redonner de la souplesse pour gérer les hospitalisations, et pouvoir prendre en charge les épisodes de tension d’activité. Au-delà de la gestion interne au quotidien des établissements de santé, deux mesures incarnent ce nouveau paradigme : les 4 000 lits en fonction des besoins, et les hôtels hospitaliers. Dans le même esprit, la remise à niveau du matériel nécessaire au bon fonctionnement quotidien des services de soins s’est avérée indispensable. Une aide à l’investissement courant a été portée à 650 M€ d’investissement courant 2021, soit 500 M€ de plus qu’en 2020. Il est précisé que 150 M€ sont destinés à réduire les inégalités de santé, et iront dans les départements aux facteurs sociaux ou territoriaux défavorables. Les enveloppes ont été annoncées sans attendre pour permettre l’arrivée des matériels dans les services le plus tôt possible.

Concernant l’attractivité des carrières des personnels non-médicaux, des travaux sur la refonte des grilles de rémunération des personnels paramédicaux (corps infirmiers, aides-soignants, filière rééducation et médico-technique) ont été engagés à l’automne 2020

Autre priorité, afin de redonner moyens et sens aux activités de soin, il y a une impérieuse nécessité de devoir bouger les lignes et d’engager simultanément plusieurs changements structurels dans la gestion du système de santé : consolider l’attractivité des métiers du soin, renforcer les moyens (recrutement de 7 500 postes vacants à pourvoir et création de 7 500 postes de soignants), redonner du sens aux exercices médical et soignant, via notamment la proposition de loi “améliorer le système de santé par la confiance et la simplification” portée par la députée Stéphanie Rist, votée début décembre à l’Assemblée nationale, remettre les exigences de qualité des prises en charge au centre des décisions de gestion.

Le renforcement de la place des soignants dans le directoire ainsi que celle des représentants des usagers et des étudiants est une mesure qui s’inscrit dans la nécessité de renforcer la place et le rôle des médecins et des soignants dans la gouvernance de l’hôpital

De nombreux autres leviers porteurs d’amélioration du système de santé dans son entier prennent vie avec ces accords du Ségur de la santé. Parmi eux, relevons la nécessité d’améliorer la prise en soin du côté du patient. Cette conviction a mené le Ségur à poser dans ses engagements des exigences transversales à la ville, à l’hôpital et au médico-social, qui sont le vécu du point de vue des patients :  le parcours, la réponse aux besoins sur les territoires, et le numérique.

C’est l’organisation des soins qui doit tourner autour du patient, non l’inverse

Bernadette FABREGAS
Rédactrice en chef Infirmiers.com
bernadette.fabregas@infirmiers.com
@FabregasBern



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