L’ONI consacre sa Matinale à l’avenir de la profession infirmière

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Pour la Matinale qu’il a consacrée à la célébration de la profession infirmière en ce 12 mai 2021, l’Ordre National des Infirmiers a choisi de se pencher sur la manière d’envisager la place et le rôle futurs des infirmiers. Le webinar fait suite à une vaste enquête menée par l’ONI auprès de 30 000 professionnels et dont les résultats sont très nettement en faveur d’une évolution de la profession malgré un fort sentiment de fierté et d’utilité lié à l’exercice. Et malgré l’augmentation croissante des inscriptions à la formation en IFSI, selon les données Parcoursup 2021. C’est l’occasion rêvée pour lancer la réflexion sur le devenir des infirmiers, a relevé Patrick Chamboredon, Président de l’Ordre. Pour ce faire, plusieurs axes ont été évoqués, dont la revalorisation financière du métier. Le niveau de rémunération n’est en relation ni avec les compétences techniques ni avec les responsabilités des infirmiers, a fermement rappelé Alain-Michel Ceretti, Fondateur de l’association de malades le LIEN. Et on ne peut pas laisser les infirmiers aussi soumis à la délégation médicale et les former dans le même temps à de plus en plus de technicité. C’est un frein évident à l’affirmation de leur autonomie. La formation, justement, elle-même liée à la reconnaissance, est également un élément crucial. Comme l’a rappelé Gaétan Lafortune, économiste au sein de l’OCDE et pour lequel “innovation” et “prévention” sont les maîtres mots de demain, le niveau de formation des infirmiers est globalement à la hausse ; de nombreux professionnels sont par ailleurs titulaires d’un diplôme universitaire et la pratique avancée, encore balbutiante, est en développement en France comme à l’international. Pour autant, les compétences ne sont pas le premier élément qui caractérise la perception de la profession. Au Canada, nous souhaitons miser sur les savoirs et les connaissances scientifiques. Mais nous observons aussi que les infirmiers sont souvent appréciés pour leurs qualités et moins pour leur expertise, a concédé Caroline Roy, Directrice déléguée de l’Ordre des Infirmiers et Infirmières du Québec (OIIQ). A l’unanimité, les intervenants ont plaidé pour inclure tous ces facteurs à la réflexion. Et Patrick Chamboredon de conclure : nous sommes déjà les acteurs du changement ; les négociations qui vont bientôt s’ouvrir sur la révision du décret d’actes devront s’accompagner d’une refonte de la formation. Ces changements vont dessiner l’avenir de la profession pour les dix à quinze ans qui viennent pour répondre au mieux à l’évolution des besoins des usagers.

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