Une fillette de 6 ans diagnostiquée d’un cancer rare (les médecins pensaient qu’elle simulait)

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Après 8 passages à l’hôpital, la petite Élisabeth a été diagnostiquée d’un lymphome non-hodgkinien. Parce que les examens ne montraient aucune pathologie, les médecins pensaient qu’elle simulait.

L’histoire commence au mois de mars 2020, au Royaume Uni. La petite Élisabeth, 6 ans, se réveille en pleine nuit, hurlant de douleur : elle explique à ses parents qu’elle a atrocement mal à la hanche. Paniqués, ses parents l’emmènent illico au Queen’s Medical Centre de Nottingham. Les médecins réalisent un scanner en urgence… mais l’examen ne montre rien.

Les spécialistes estiment qu’Élisabeth souffre sans doute d’un rhume de hanche – une infection bénigne assez fréquente entre 3 et 10 ans, qui disparaît habituellement sans traitement. Emma, la maman d’Élisabeth, craint quant à elle une arthrite précoce puisqu’elle-même souffre de ce rhumatisme inflammatoire.

Six semaines plus tard, la fillette se réveille à nouveau en pleurs : cette fois, elle a très mal à la jambe gauche. Retour aux Urgences, où les examens restent toujours muets – cette fois, les médecins misent sur des douleurs de croissance.

“Un médecin urgentiste a fini par me dire (…) qu’elle nous manipulait”

Et ainsi de suite. La petite fille est amenée aux Urgences 8 fois, se plaignant de douleurs atroces ; à chaque fois, les médecins ne trouvent aucune explication à cette souffrance. Résultat : les professionnels de santé estiment qu’Élisabeth simule ses symptômes… “Un médecin urgentiste a fini par me dire que c’était une question d’éducation, qu’elle nous manipulait parce qu’on lui donnait des friandises après être allés à l’hôpital” se souvient sa maman, interrogée par le journal Mercury Press & Media.

Mais au mois de juin 2020, une tumeur apparaît sur la joue de l’enfant – les médecins pensent alors à un problème dentaire et dirigent les parents d’Élisabeth vers un dentiste. Jusqu’à ce qu’une infirmière recommande un examen IRM à la petite fille : les médecins découvrent alors une anomalie osseuse, 5 centimètres sous le genou, mais aussi des tumeurs au niveau du visage, du crâne et de la mâchoire…

Un cancer rare qui touche les enfants et les adolescents

Après une biopsie, le diagnostic tombe : Elisabeth souffre d’un lymphome lymphoblastique non-hodgkinien à cellules B. Ce cancer rare se développe à partir de cellules immunitaires anormales – les lymphocytes B. Les causes de cette maladie sont souvent inconnues : il peut être question d’une infection virale (au virus de l’hépatite C ou au virus d’Epstein-Barr (EBV), par exemple), d’une exposition à des polluants (pesticides…) ou encore de facteurs génétiques. Ce cancer atteint plutôt les enfants et les adolescents.

Élisabeth a été diagnostiquée le 6 octobre 2020… soit 7 mois après les premières douleurs. “Elle est allée tout de suite à l’hôpital pour commencer la chimiothérapie. (…) Je veux appeler les parents à suivre leur instinct parce que ce sont eux qui connaissent le mieux leur enfant. J’étais en colère de m’être battue pendant sept mois sans que personne ne me prenne au sérieux. Vous devez continuer à vous battre” conseille Emma, la maman de la petite fille.

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