plus de 26 millions de technosignatures détectées en quatre heures

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Une technosignature, c’est un signal émis par une technologie. En extrapolant, par une civilisation intelligente. C’est pourquoi les chercheurs les scrutent à travers la Voie lactée. En quelques heures seulement, ils viennent d’en détecter plus de 26 millions! D’où proviennent-elles?

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Le radiotélescope d’Arecibo (Porto Rico). Il avait été mis en service en 1963. Et en novembre 2020, la National Science Foundation (NSF) a annoncé sa nécessaire démolition suite à des ruptures répétées de câbles de support. La fin d’une belle histoire pour cet instrument qui accroche, entre autres, à son palmarès, la première image d’un astéroïde et un message radio envoyé à destination d’une future civilisation extraterrestre.

Parmi les outils utilisés par les scientifiques dans l’espoir de trouver des civilisations extraterrestres intelligentes quelque part dans la Voie lactée, il y a celui qui consiste à chercher des signaux émis par leurs technologies. Des technosignatures, comme disent les chercheurs. Des astronomes de l’université de Californie rapportent aujourd’hui en avoir détecté plus de 26 millions en dirigeant le Télescope Green Bank vers 31 étoiles similaire à notre Soleil!

Après analyse cependant, les chercheurs concluent que pas une seule de ces technosignatures ne provient en réalité d’une civilisation lointaine. Toutes sont d’origine … terrestre! Ce que les astronomes qualifier d ‘interférences radioélectriques (RFI) émises par nos satellites, nos avions, nos systèmes de communication, nos téléphones mobiles ou même, nos quatre à micro-ondes.

Alors que le message envoyé par le radiotélescope d’Arecibo en 1974 à destination d’une potentielle civilisation extraterrestre continue sa route dans l’espace, les astronomes tentent d’examiner des technosignatures qui signalent la présence de civilisations extraterrestres intelligentes. © @ProfAbelMendez, Twitter

Améliorer les algorithmes

Une déception, d’une part. Mais une satisfaction d’autre part. Car l’étude a au moins permis aux chercheurs d’affiner leurs algorithmes. Les RFI, en effet, sont susceptibles d’observer les potentiels signaux que nous pourrions recevoir d’une civilisation extraterrestre. Compte-tenu de la quantité colossale de données à traiter – les 26 millions de technosignatures ont été enregistrées en seulement quatre heures d’observation -, mieux vaut pouvoir compter sur un excellent taux de détection des signaux.

Ainsi, sur 26.631.913 technosignatures, 26.588.893 ont été immédiatement classées parmi les interférences radioélectriques par les algorithmes. Soit pas moins de 99,84%. Mais il en restait toujours 43.020 à trier. Comme la plupart tombaient dans la fourchette des RFI, elles ont été classées comme telles. Et les chercheurs ont étudié ensuite un à un les 4.539 signaux restants. Tous provenant de plusieurs directions du ciel et donc, selon eux, indéniablement issues de sources anthropiques.

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