L’une des plus belles pluies d’étoiles filantes de l’année dans la nuit du 13 au 14 décembre

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Chaque année, en décembre, la Terre passe à travers les courants de poussières alimentés par Phaeton, nous offrant le spectacle d’une pluie abondante d’étoiles filantes. Et en 2020, vous allez adorez l’absence de la Lune. Les conditions d’observation sont idéales. 

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L’été, il y a les Perséides. L’hiver (enfin, ce sera presque l’hiver), il y a les Géminides ! Cette dernière pluie d’étoiles filantes, beaucoup moins célèbre que celle qui sévit en août, malheureusement, est considérée comme l’une des plus belles de l’année, garantissant à toutes celles et ceux qui ont le courage de braver le froid, un merveilleux spectacle.

Bien entendu, en raison des températures basses, il faudra vous armer de vêtements bien chauds pour tenir le plus longtemps possible les yeux dans les cieux. Et pour en profiter au maximum — et en avoir plein les yeux –, il est chaudement recommandé de choisir un site naturel préservé de la pollution lumineuse. Et cela d’autant plus que cette année, la Lune ne sera pas du tout là de la nuit. Bref, des conditions rêvées pour embrasser un maximum de cette grande pluie d’étoiles filantes (sous réserve que les conditions météo soient favorables).

Quel est le meilleur moment pour voir les Géminides ?

Le meilleur moment sera lorsque la constellation qui abrite le radiant est perchée au plus haut dans le ciel, en tout cas lorsqu’elle a pris de la hauteur, soit entre minuit et 4 h du matin. De la hauteur, il y en aura assurément avec les Gémeaux, car c’est la « maison » du zodiaque qu’occupe le Soleil lors du solstice de juin qui marque le début de l’été dans l’hémisphère nord. C’est donc de cette direction du ciel que la majorité des météoroïdes sembleront jaillir cette nuit-là.

Chaque année, la Terre entre dans le courant de débris à l’origine de l’essaim météoritique des Géminides autour du 1er décembre et n’en sort que vers le 22. Et ce sera dans la nuit du 13 au 14 décembre que notre planète essuiera la plus forte averse de ces particules, c’est-à-dire quand elle atteindra la région la plus dense du filon de poussière laissé par 3200 Phaeton.

C’est donc au cœur de la nuit que vous pourrez surprendre le plus grand nombre d’étoiles filantes. Son taux horaire peut parfois s’élever à 160 lors du maximum, mais la moyenne tourne autour de 60, voire plus selon les sources. Il est possible, bien sûr, que surviennent des salves plus intenses, de même que des temps plus calmes. Il est en réalité très difficile de prédire avec exactitude quand se produiront les moments les plus forts. Cela dépend aussi de la quantité de grains essaimés par l’astéroïde, du filon traversé.

Qui est 3200 Phaeton ?

Quelle sorte d’objet est Phaeton ? Un astéroïde ? C’est ce que suggèrent, en partie, ses caractéristiques physiques. Ainsi, ce grand pourvoyeur de débris interplanétaires ne serait-il pas une comète à la différence des autres sources d’essaims météoritiques que la Terre croise au cours de son orbite autour du Soleil.

La belle pluie des Géminides est en réalité alimentée par un objet mal défini qui ressemble beaucoup à un astéroïde, mais qui se comporte néanmoins comme un noyau cométaire éjectant de la poussière. De plus, son orbite elliptique fait plus penser à celui d’une comète qu’à celui d’un astéroïde. Et c’est parce qu’il frôle le Soleil à quelque 20 millions de kilomètres qu’il a été nommé Phaeton par les astronomes, après sa découverte en 1983.

Rappelons enfin que 3200 Phaeton est un astéroïde potentiellement dangereux, de par sa taille et par sa mauvaise habitude à croiser régulièrement l’orbite de la Terre. La dernière fois qu’il est passé au-dessus de nos têtes, c’était en 2017. Rien n’indique pour l’instant qu’il représente une menace lors de sa prochaine visite dans notre proche voisinage en 2093.

La pluie d’étoiles filantes des Géminides en 2019

Article de Xavier Demeersman publié le 13 décembre 2020

Le pic d’activité de la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année est cette nuit ! Comment observer les Géminides ?

Comme chaque année, entre le 7 et le 17 décembre, la Terre va traverser le torrent de poussières alimenté par l’objet énigmatique – astéroïde ou ancien noyau de comète – 3200 Phaéton porte bien son nom puisqu’il passe à seulement 20 millions de kilomètres du Soleil tous les 525 jours. Ce filon promet généralement une copieuse pluie d’une cinquantaine étoiles filantes par heure, avec des pics à 150 météores, lors du maximum d’activité les 13 et 14 décembre. Il a été observé pour la première fois en 1833 et ne déçoit jamais.

La Lune sera en plein milieu des Gémeaux

Le cru 2019 ne fera pas exception et c’est au cours de cette nuit d’hiver (du 13 au 14 décembre, notamment vers 2-3 h du matin), qu’il sera possible d’en voir le plus. Oui mais… une grosse Lune illuminera le ciel qui plus est, à quelques encablures du radiant de l’essaim météoritique situé, comme son nom l’indique, dans les Gémeaux. Pleine le 12 décembre, Séléné sera le lendemain au beau milieu des jumeaux mythiques, Castor et Pollux. Bref, l’astre lunaire va gêner l’observation des météores – une vingtaine seront bien visibles contre 50 en moyenne – mais ce n’est pas une raison pour bouder ce spectacle céleste, plus beau et foisonnant encore que les célèbres Perséides qui s’abattent sur la Terre (sa haute atmosphère) en été.

Pour une observation réussie, confortablement assis et chaudement habillé bien sûr, le mieux est donc de détourner votre regard de l’astre blême pour ainsi laisser le temps à vos yeux de s’habituer à la pénombre. Et il va sans dire que vous devez fuir les centres urbains et la pollution lumineuse en choisissant un site préservé, à la campagne, pour augmenter vos chances d’en contempler au maximum.

Une chose encore : l’essaim météoritique des Géminides est très actif aussi les nuits précédant le 14 décembre, alors n’attendez pas, si la météo le permet, et gardez les yeux bien ouverts !

Et toujours, visible au crépuscule : l’étincelante Vénus en conjonction avec Saturne au sein du Sagittaire. Dans la même direction du ciel mais impossible à voir à l’œil nu, la planète naine Pluton. Un peu plus tôt, rasant l’horizon ouest, Jupiter suit de près le Soleil.

Dernière minute : pour la première fois, des astronomes ont pu observer la trainée de poussière de l’astéroïde Phaéton.

Étoiles filantes : les brillantes Géminides en 2018

Article de Xavier Demeersman publié le 12 décembre 2018

C’est sans doute la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année ! Très régulières, les Géminides seront des dizaines à plonger dans le ciel terrestre au cours des nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 décembre. S’ajoute à ce spectacle merveilleux, une comète visible à l’œil nu !

Toute l’année, dans sa course autour du Soleil, la Terre traverse une multitude de courants de débris laissés par des comètes qui plongent vers le centre du Système solaire, si bien que l’on peut surprendre régulièrement des étoiles filantes fendre le ciel. Rappelons que certains essaims météoritiques se démarquent nettement des autres par l’abondance des météores qui terminent leurs courses à grande vitesse dans l’atmosphère terrestre. Le plus populaire d’entre eux est, bien sûr, celui des Perséides, actif au cœur de l’été quand il fait bon s’étendre dans l’herbe ou un transat, seul, en famille ou avec des amis…

Il en est un autre qui mérite d’être aussi connu, si ce n’est plus : les Géminides. Mais comme il est actif à l’orée de l’hiver, entre le 7 et le 17 décembre, il est beaucoup moins médiatisé. Et c’est dommage car cette pluie d’étoiles filantes est l’une des plus importantes et spectaculaires de l’année. Observer les Géminides, c’est en effet la promesse d’admirer une pluie d’au moins 50 météores par heure dans la voûte céleste. Et beaucoup plus encore, au moment de son maximum où le taux moyen près du zénith atteint 120 à 160 météores par heure !

Quand voir le maximum d’étoiles filantes ?

Le meilleur moment pour les observer est au cours de la nuit du 13 au 14 et du 14 au 15 décembre, entre 1 h et 2 h du matin, quand les Gémeaux sont au plus haut dans le ciel. La constellation a donné son nom à l’essaim car c’est là, à côté de la brillante Castor, que se situe le radiant, la partie du ciel d’où semblent surgir les étoiles filantes.

En 2018, la Lune en croissant gênera un peu leur visibilité au début de la nuit mais un peu plus tard, en revanche…, lorsque l’astre lunaire aura disparu sous l’horizon et au moment où, justement, le radiant des Géminides culmine dans le ciel, ce sera un festival d’étoiles filantes. Pour ne rien rater de ce spectacle, le mieux comme toujours, est de vous rendre (équipés de vêtements chauds, boissons chaudes, sièges, etc.) dans un lieu préservé de la pollution lumineuse.

Les Géminides sont plutôt rapides : environ 130.000 km/h. Toutefois, en soirée, ils peuvent paraître glisser plus lentement sur la peau noire de la nuit. Il semble que ce soit 3200 Phaéton qui soit le parent de ces trainées de micrométéorites. Son orbite coïncide avec les courants de particules. Pourtant, Phaéton n’a pas le comportement d’une comète et ressemble surtout à un astéroïde. Des astronomes pensent qu’il s’agit d’une ancienne comète…

Enfin, puisqu’on parle de comètes, ne manquez pas 46P/Wirtanen, visible en ce moment à l’œil nu (et aux jumelles, c’est encore mieux). Le 12 décembre, l’astre glacé passait au plus près du Soleil (à quelque 158 millions de kilomètres !) et ce dimanche 16 décembre, il voguera dans les parages de la Terre, à environ 30 fois la distance entre la Lune et notre planète (11,5 millions de kilomètres). Les nuits du 16 et du 17 décembre s’annoncent aussi particulières car alors la comète sera visible entre les amas des Hyades et des Pléiades, dans le Taureau. Un beau spectacle en perspective parsemé çà et là de brillantes Géminides.

 

Les Géminides en 2017

Article de Xavier Demeersman publié le 12 décembre 2017

Beaucoup moins célèbres que la pluie d’étoiles filantes estivale des Perséides (dont le pic d’activité annuel se trouve autour des 12 et 13 août), les Géminides n’en sont pas moins l’une des plus belles et intenses de l’année et la préférée de nombreux observateurs.

L’activité de l’essaim météoritique s’étend du 7 au 17 décembre. C’est au cours de la nuit du 13 au 14 décembre, surtout quand la constellation des Gémeaux — qui a donné son nom aux Géminides en raison de la position du radiant près de l’étoile Castor — culmine dans la voûte céleste et passe le méridien, que la pluie d’étoiles filantes est la plus belle à regarder.

En 2017, le pic d’activité a des chances de se produire le 14 décembre vers 06 h 30 TU, selon des modèles récents basés sur des observations et des enregistrements vidéo. Des grains de poussière laissés par l’astéroïde 3200 Phaéton lors de son passage de 2009 pourraient s’ajouter aux dizaines de météores qui s’abattent sur l’atmosphère terrestre chaque heure. Le taux horaire moyen de 100 — jusqu’à 160 certaines années — pourrait ainsi être dépassé. Mais l’activité d’un essaim météoritique reste difficile à prévoir avec précision. Quoi qu’il en soit, des salves de 100 météores par heure en font déjà un spectacle céleste merveilleux. Souhaitons que des conditions météo favorables soient au rendez-vous (n’oubliez pas de choisir un site où la pollution lumineuse est la plus faible possible).

L’astre parent Phaéton passera près de la Terre le 16 décembre

Après sa découverte en 1983, Phaéton est devenu le principal suspect des astronomes quant à la paternité des Géminides. Mesurant environ 5 km, le corps céleste ne ressemble pourtant pas aux comètes, habituels astres parents des essaims météoritiques que la Terre croise chaque année au cours de son orbite autour du Soleil mais davantage à l’astéroïde Pallas (544 km), de la ceinture principale. Se pourrait-il qu’il en soit un fragment ? C’est un des scénarios envisagés. Autrement, des chercheurs pensent que Phaéton est une sorte de comète rocheuse (ou astéroïde cométaire) dont l’activité est réveillée à chacun de ses passages près du Soleil, à seulement 21 millions de kilomètres.

Le 16 décembre, l’astéroïde potentiellement dangereux fera son passage le plus proche de la Terre depuis quarante ans. Une visite à 10,3 millions de kilomètres à laquelle se préparent de grands radiotélescopes, décidés à obtenir des portraits d’une précision inédite. Cette proximité avec notre Planète ne devrait pas influencer le nombre de météores cette année, mais peut-être l’année prochaine.

Les Géminides en 2016

Article de Xavier Demeersman publié le 12 décembre 2016

Dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 décembre, une des plus belles pluies d’étoiles filantes de l’année vous attend, si ce n’est LA plus belle. Petit souci : la pleine Lune irradie la nuit de sa lumière blême ; il s’agit d’ailleurs d’une superlune. Cela ne doit pourtant pas vous empêcher de partir à l’affût des météores car environ 40 sur les 120 prévus par heure pourront être visibles.

La nuit du 13 au 14 décembre (à une semaine du solstice qui aura lieu le 21), vous aurez trois bonnes raisons de mettre le nez dehors, chaudement vêtus, par une longue nuit d’hiver. Pas besoin d’instruments pour profiter du spectacle ; prenez juste, éventuellement, un bon fauteuil de jardin et une boisson chaude.

La première raison, et la plus importante, est le rendez-vous annuel que nous donne l’essaim météoritique des Géminides. « C’est généralement la meilleure pluie d’étoiles filantes de l’année », n’hésite pas à dire le spécialiste du sujet à la Nasa, Bill Cooke. Un spectacle garanti, année après année, qui s’est même embelli depuis les premières observations en 1833.

Au cours de cette nuit, l’activité de l’essaim, qui s’étend du 4 au 17 décembre, devrait culminer avec une moyenne de 120 météores visibles par heure. Comme le point d’entrée dominant de ces grains de poussière dans l’atmosphère terrestre — à une vitesse moyenne de 35 km/s — se situe à proximité de Castor, l’étoile la plus brillante des Gémeaux (Gemini), cette très belle pluie d’étoiles filantes, souvent caractérisée par des bolides brillants et colorés, est nommée Géminides. Leur astre-parent a été identifié en 1983 comme étant 3200 Phaethon, un astéroïde potentiellement dangereux dont la période orbitale est de 1,4 année. Il pourrait s’agir en réalité d’une comète épuisée déguisée en astéroïde.

C’est en tout cas une pluie d’étoiles filantes pleine de promesses. Comme toujours, c’est 1.000 fois mieux par une belle nuit noire sans la moindre pollution lumineuse… et aussi sans Lune. Malheureusement pour le cru 2016, le 13 décembre, la pleine Lune toise le ciel toute la nuit. Conséquence : environ un quart (40) des météores seront visibles, les autres étant pour la plupart noyés dans la lumière pâle de l’astre lunaire lequel, en outre, s’affiche haut dans le ciel, à l’extrémité d’une corne du Taureau, en dessous du radiant. Certes, la Lune sera gênante, mais tant pis. Le spectacle aura bien lieu.

Une superlune accompagne la pluie d’étoiles filantes

Justement, une bonne raison pour sortir dehors, en cette soirée c’est la Lune elle-même. Car oui, ce mardi 13 décembre, une superlune (encore une) s’élèvera au-dessus de l’horizon nord-est tandis que le Soleil disparaîtra, juste en face. C’est la troisième fois consécutive que la pleine Lune se produit au périgée, sur le point de son orbite le plus proche de la Terre. La différence avec celle de novembre, qui a marqué un record depuis 1948, n’est que de quelques milliers de kilomètres. À l’œil nu, en tout cas, cela ne se remarquera pas.

Enfin, et toujours sans instruments, voici une troisième bonne raison pour sortir à l’affût des étoiles filantes : faire connaissance avec les plus belles constellations qui peuplent le ciel de l’hiver, notamment le Chasseur Orion, que l’on remarque toujours par l’alignement des trois étoiles de sa ceinture, le Taureau qui se tient face à lui et, bien sûr, l’étincelante Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel, dans la constellation du Grand Chien, au pied d’Orion.

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