L’hépatite C en 12 vrai/faux

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Le prix Nobel de médecine vient d’être attribué à 3 scientifiques anglais et américains pour pour la découverte du virus de l’hépatite C. L’occasion de faire le point sur cette maladie qui a la particularité d’évoluer sans symptômes et crée des lésions parfois irréversibles au foie.

Harvey J. Alter, Michael Houghton et Charles M. Rice sont les trois scientifiques auxquels vient d’être décerné conjointement le prix Nobel de médecine 2020. “Tous trois ont apporté une contribution décisive à la lutte contre l’hépatite à diffusion hématogène, un problème de santé mondial majeur qui cause la cirrhose et le cancer du foie chez les personnes du monde entier” a souligné l’assemblée Nobel dans un communiqué.

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L’hépatite à diffusion hématogène (c’est-à-dire transmise par le sang et les fluides corporels) est associée à une morbidité et une mortalité importantes et cause plus d’un million de décès par an dans le monde, ce qui en fait un problème de santé mondial à une échelle comparable à l’infection à VIH et à la tuberculose.

Hépatite C : une maladie sans symptômes

Responsable de 70% des maladies chroniques du foie, l’hépatite C a pour particularité d’être une maladie sans symptôme jusqu’à atteindre une forme sévère. Si 30% des malades infectés guérissent naturellement sans traitement, les 70% restants développent une forme chronique de la maladie qui atteint le foie et crée des lésions. Les complications sont la cirrhose ou encore le cancer du foie. Ce n’est que lorsque le foie se détériore que les signaux se manifestent.

En France, on estime que 110 000 personnes en sont atteintes, dont plus de la moitié l’ignorent. De ce fait, 2 600 personnes continuent d’en mourir chaque année en France.

Une maladie qui se transmet par voie sanguine

L’hépatite C se transmet par voie sanguine uniquement. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle ne touche pas seulement les personnes toxicomanes (via l’usage de seringues infectées). Elle peut aussi être transmise via un tatouage si l’aiguille est réutilisée, via une séance d’acupuncture, lors de rapports sexuels (s’il y a une plaie anale, vaginale ou pendant les règles). Jusqu’en 1992, le sang transfusé n’était pas testé contre l’hépatite C, c’était alors la principale cause de transmission.

S’il n’existe pour l’heure aucun vaccin, le virus de l’hépatite C (VHC) se soigne très bien, via un traitement accessible à tous les malades. Il est cependant essentiel qu’il soit pris à temps. Ensuite, les complications restent possibles, mais plus rares.

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