le premier bug informatique de l’histoire dû à un papillon de nuit?

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Les bugs informatiques sont aussi vieux que l’ordinateur lui-même. Le premier bug de l’histoire daterait ainsi de … 1947. Depuis, les dysfonctionnements affectant nos appareils sont monnaie courante: il existe en réalité très peu de programmes, voire aucun, totalement exempts d’erreur.

En anglais, «bug» signifie insecte ou bestiole au sens premier du terme. Et pour cause: le premier bug est attribué selon la légende à un insecte présenté dans une machine, en l’occurence un papillon de nuit, dans l’un des relais électromagnétiques du calculateur Mark II de l’université de Harvard. Grace Hopper, un des programmeurs du Mark II, raconte ainsi dans un carnet un incident survenu le 9 septembre 1947, où un papillon de 5 cm aurait été trouvé dans le relais n ° 70.

On ne sait pas si cette histoire est véridique, certains attribuant plutôt l’origine du mot bug à Thomas Edison, qui qualifie de « Bugs »Les petits défauts et les difficultés rencontrées dans ses inventions. D’autres estiment que le mot bug dérive de l’ancien allemand «Bögge» (lutin en français) ou de l’anglais moyen «bugge» qui a donné le mot «bugbear», sorte de démon qui terrorise les enfants dans les années 1580. Quoiqu’il en soit, le terme «bug informatique» est entré dans le langage courant dans les années 1960.

Le 4 juin 1996, le vol inaugural de la fusée Ariane 5 explose en vol après 36 secondes en raison d’un bug informatique. © INA

Des bugs informatiques aux conséquences catastrophiques

Bien que la grande majorité des bugs soient de nature plutôt bénigne, quelques uns ont eu des conséquences catastrophiques. Dans les années 1980, un bug dans le code qui contrôlait les appareils de radiothérapie Therac-25 a ainsi terminé la mort de plusieurs patients en provoquant une irradiation massif. Le 4 juin 1996, le vol inaugural du lanceur européen Ariane 5 a explosé en vol seulement 36,7 secondes après son décollage en raison d’une erreur logicielle de son système de guidage embarqué.

Par mesure d’économie, le logiciel utilisé était celui conçu pour Ariane 4, puis automatiquement transféré dans la configuration d ‘Ariane 5 sans être testé. Ou, les spécifications de la nouvelle version de la fusée, notamment en phase de décollage, différaient de celles de sa version précédente. La variable allouée à l’accélération horizontale dépassait la capacité de 8 bits du registre mémoire, ce qui a recherché l’autodestruction de la fusée. Du coup, plutôt que de faire des économies, ce bug a finalement coûté très cher à la France: plus d’un milliard de francs, soit 207 millions d’euros actuels.

2012: un logiciel de trading boursier devenu fou

En 1993, lorsque Intel lance son processus phare Pentium i486. Un bug dans la programmation de la puce entraîne une division incorrecte des nombres à virgule flottante, ce qui provoque une incompatibilité avec le processeur principal. Une erreur qui coûtera 475 millions de dollars à Intel. Un autre bug informatique célèbre est celui de l’algorithme de trading, Power Peg de Groupe Knight Capital, qui a fait perdre à la société 460 millions de dollars le 1euh août 2012, la plaçant au bord de la faillite et provoque la hausse de 300% de certaines actions de la Bourse de New York. Le programme d’exécution des ordres de bourse, se croyant en mode test, a fonctionné 4 millions de transactions en 45 minutes. Obsolète depuis 2003, l’algorithme n’avait pourtant pas été supprimé du code source des automates de trading.

Selon une étude réalisée en 2020 par l’entreprise Annuler, les entreprises dépensent chaque année 61 millions de dollars en salaire pour résoudre les erreurs de code informatique.

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