Et si on réveillonnait en pleine conscience ?

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Pour limiter la propagation du covid-19, le président du Haut Conseil de la santé publique suggère de faire des dîners silencieux. Et si on le prenait au mot en organisant un repas de réveillon en pleine conscience ? Si l’idée vous intrigue, on vous explique la marche à suivre.

Limiter les risques de propagation du covid-19 pendant les fêtes est un vrai casse-tête dans ces moments traditionnellement festifs où familles et amis se retrouvent. Le Haut conseil de santé publique (HCSP) devrait ainsi publier sous peu son avis sur les règles de prudence “qu’il sera hautement souhaitable de respecter” pour les regroupements familiaux ou amicaux à l’occasion de ces fêtes de fin d’année placées sous le signe de la crise covid.

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Interrogé par le Figaro, Franck Chauvin, président de ce Haut Conseil, a rappelé les 3 facteurs de risque que les familles vont rencontrer à la table du réveillon : le mélange des personnes, la densité dans un endroit clos et le temps de contact”. Il ne faudra donc pas baisser la garde sur les gestes barrière : se laver régulièrement les mains, porter le masque en préparant et en servant le repas, désigner une personne qui sert les convives afin que la vaisselle ne passe pas de mains en mains…

“L’idéal serait de faire des dîners silencieux, on sait bien que c’est impossible mais parler fort augmente les risques” ajoute Franck Chauvin. Et si on le prenait au mot, en organisant un “dîner de réveillon en pleine conscience” ? Se retrouver en pleine conscience devant son assiette, ce n’est pas rentrer dans une phase profonde de méditation, mais juste être là, dans le moment présent, à l’écoute de ses sensations. En voici les cinq clés, avec Yael Bloch, auteure de Manger mieux en pleine conscience (Ed. La Plage).

1. Ne rien faire d’autre que manger

Dans notre monde multi connecté et pressé, on n’accorde plus assez de temps aux repas. Pour bien faire, il faut donc éloigner toutes sources de distraction : télévision, téléphone, radio, ordinateur… tout ce qui pourrait détourner nos pensées du moment présent. Et bien sûr, il faut manger assis à table, pas avachi(e) dans le canapé ni en faisant ses courses ou en rangeant les placards ! “Être dans un endroit calme et s’asseoir le dos droit vont favoriser la présence à l’acte de manger”,souligne Yael Bloch.

2. Bien mastiquer

Autre mauvaise tendance actuelle : gober les aliments sans les mastiquer correctement. Il faut dire que les produits industriels tout mous (lasagnes, quiches, pains de mie, gâteaux…) n’invitent pas à la mastication.”Essayez de mastiquer 20 fois chaque bouchée et de poser votre fourchette entre chaque bouchée”, conseille Yael Bloc. Cela va permettre de prendre conscience de ce que l’on mange, mais aussi de faciliter la digestion et de laisser le temps à la satiété d’arriver. Pour ce faire, on préfère les aliments bruts et de qualité : un pain à la croûte bien croquante, des fruits et des légumes frais, des pâtes al dente…

3. Faire appel à vos 5 sens

D’abord on regarde son assiette, les couleurs et les formes des aliments, puis on apprécie leurs odeurs. Une fois en bouche, on se concentre sur leurs textures (croquante, soyeuse, élastique…) et sur leurs goûts. Des cinq saveurs (sucré, salé, acide, amer, umami), on observe celles qui dominent, comment elles se marient. L’ouïe n’est pas oubliée, quand on croque un aliment ou même quand on entend croquer son convive. Passer en revue tous ses sens permet d’être pleinement dans le moment présent, dans le plaisir de manger, sans laisser filer ses pensées vers d’autres distractions ou d’autres soucis.

4. Avoir une attitude bienveillante

Beaucoup de personnes s’imposent des restrictions alimentaires pour maigrir et se font des reproches quand elles ont “craqué”. Plutôt que de s’autoflageller, mieux vaut adopter une attitude bienveillante. “Il faut accueillir ses émotions sans les juger, sans chercher à lutter contre elles. Cela évite qu’elles nous enferment et permet à de nouveaux comportements devoir le jour”, explique Yael Bloch. “Manger une pomme quand on a envie de chocolat ne fera pas passer l’envie de chocolat. Je conseille dans ce cas de manger du chocolat mais sans culpabiliser et en ayant conscience de ses émotions à ce moment-là” indique le Dr Gérard Apfeldorfer.

5. Reconnaître la satiété

“Lorsque l’estomac se remplit et que le bol alimentaire avance dans le tube digestif, des messages nerveux et hormonaux sont envoyés au cerveau pour signaler le rassasiement“. Pour les percevoir, il faut manger sans se presser (afin de laisser aux messages le temps d’arriver au cerveau) et être à l’écoute de ses sensations corporelles. Peu à peu, le plaisir de manger diminue, la lassitude arrive, c’est signe que le repas est terminé. Se forcer à manger parce que c’est l’heure ou à terminer son assiette pour ne pas gâcher empêchent la connexion à ces précieux signaux.

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