Encore un autre superpouvoir chez les tardigrades!

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Les tardigrades sont ces animaux invertébrés qui possèdent d’étonnantes facultés, notamment celle de s’être adaptée pour vivre dans les environnements les plus hostiles. Parmi les centaines d’espèces, il en est une, Hypsibius exemplaris, qui vient de révéler une autre de ces capacités fascinantes, celle de résister à des doses mortelles de rayonnement UV.

D’une taille titanesque de 0,5 à 1 mm de long, les tardigrades sont dotés de nombreux super-pouvoirs. Par exemple, parmi les 1.300 espèces découvertes, certaines résistent au vide spatial. Au néant. À la stricte absence de tout – et aussi à la solitude, donc. En comparaison, les tardigrades du genre Paramacrobiotus s’estimaient peut-être un peu banals. Ils ont alors développé leur propre fluorescence naturelle. Peu original. Des espèces de coraux et de grenouilles auto-fluorescents également. Nullement découragés, ces tardigrades ont peaufiné leurs capacités. Jusqu’à ce que leur fluorescence leur confère une tolérance aux rayons UV mortels, raconter une étude parue dans Lettres de biologie.

En utilisant une variante naturelle dépourvue de fluorescence, expliquent les chercheurs, ils ont constaté que la fluorescence du tardigrade Hypsibius exemplaris le protégeait des UV. Émis par le soleil, la plupart des espèces ont des stratégies pour s’en protéger. En l’occurrence, l’écran fluorescent du tardigrade absorberait lesdits rayons UV et émettrait en retour une lumière bleue inoffensif.

Une première preuve expérimentale

Des scientifiques soupçonnaient déjà que la photoprotection pouvait être une des fonctions de la fluorescence chez certains organismes. Mais aucune preuve expérimentale n’avait encore pu être apportée. Par leur recherche, les trois scientifiques indiens à l’origine de cette étude apportent les premières preuves que « la photoprotection soit accordée à la fluorescence sous la lumière UV ».

Ils suggèrent que la capacité de Hypsibius exemplaris à résister à des doses mortelles de rayonnement UV provient de leur adaptation au climat indien. Les autres espèces présentes dans le même habitat de mousse que ce tardigrade ont pu évoluer vers d’autres mécanismes de protection. En vivant, par exemple, suffisamment en profondeur à l’intérieur de la mousse pour que le rayonnement UV ne puisse les atteindre, proposer les auteurs.

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