Découverte d’un nouveau mécanisme de transmission du SARS-CoV-2

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Derrière la dissémination virale du Covid-19, il reste encore de multiples zones d’ombre sur les évènements moléculaires. Mais chaque jour amène son lot de découvertes. Des chercheurs de l’IBS (CEA-Irig) révèlent un mécanisme de prolifération du SARS-CoV-2 jusqu’à présent inconnu. Le virus peut utiliser des cellules immunitaires pour augmenter sa capture et sa transmission.

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La mise au point de vaccins et de traitements pour lutter contre le coronavirus SARS-CoV-2 nécessite de connaître le comportement du virus dans l’organisme, en particulier ses portes d’entrée dans les cellules qu’il infecte.

D’une manière générale, les cellules porter des récepteurs à leur surface; certains servent juste d’accrochage aux virus tandis que d’autres peuvent en plus agir comme des serrures que les virus peuvent utiliser pour entrer. Ils ont pour cela un arsenal de protéines, comme un jeu de clés, qui permet de franchir la barrière cellulaire.

La glycoprotéine S, présente à la surface du SRAS-CoV-2, autorise l’entrée du virus dans les cellules humaines via son interaction avec le récepteur ACE2, présent à la surface des cellules infectées. Des chercheurs du CEA-Irig (IBS) ont découvert d’autres récepteurs que ACE2 permettant au virus d’infecter l’organisme.

Ce mode de transmission est «inédit»

Il s’agit de plusieurs protéines de la famille des lectines (DC-SIGN, L-SIGN, MGL et Langerin), des présents sur les cellules immunitaires. « Cette interaction implique une reconnaissance multi-site de la protéine S en exploitant les différents glycanes (sucres) de surface de la protéine S », Explique Franck Fieschi, chercheur au CEA-Irig (l’Institut de recherche interdisciplinaire de Grenoble). La glycoprotéine S possèderait donc tout un jeu de clés pour permettre à SRAS-CoV-2 de proliférer.

Les scientifiques ont montré que cette interaction ne permet pas d’induire l’infection directe des cellules par le SARS-CoV-2. Par contre, parmi ces récepteurs, DC-SIGN et L-SIGN sont capables, une fois qu’ils ont accroché le virus à la cellule, de le transmettre aux cellules permissives possédées ACE2.

C’est donc un nouveau mode de transmission, dans le processus global d’infection, que ces chercheurs mettent en avant dans une publication déposée sur le site de preprint BioRxiv et qui est actuellement en cours d’évaluation par un journal à comité de lecture. Ils ont également montré qu’il est possible d’inhiber ce nouveau mode de transmission du virus par l’utilisation de glycomimétiques déjà développés à l’Institut de Biologie Structurale (CEA-Irig). Ce travail est le résultat d’une collaboration internationale avec des groupes espagnols et italiens.

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