Covid-19 : l’essai mené sur l’anakinra est suspendu

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L’essai mené sur ce médicament prometteur été suspendu en raison d’une surmortalité précoce des volontaires.

Preuve qu’il faut toujours être très prudent : un essai clinique évaluant en France le médicament anakinra au CHU de Tours est suspendu en raison d’une surmortalité inexpliquée dans le groupe de patients traités par anakinra par comparaison avec le groupe qui ne recevait pas ce médicament, indique l’agence du médicament ANSM jeudi 29 octobre. “Un effet délétère de l’anakinra ne peut être exclu dans la mesure où les informations disponibles à ce stade ne permettent pas d’expliquer cette différence”, entre ces deux groupes de patients, note l’ANSM.

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Ce médicament (Kineret®, c’est son nom commercial) est utilisé dans le cadre du traitement de la polyarthrite rhumatoïde : il lutte en particulier contre les mécanismes inflammatoires qui caractérisent les maladies auto-immunes.

Les premiers résultats étaient encourageants

Une étude, menée sur un groupe de 52 patients par le Groupe Hospitalier Paris Saint Joseph s’était révélée encourageante : un quart de ceux traités avec l’anakinra avaient été transférés en réanimation ou sont décédés, contre environ 73 % de ceux n’ayant pas eu ce médicament, selon cette étude publiée dans The Lancetfin mai 2020.

Dans le détail, l’anakinra semblait être efficace pour contrer l’orage cytokinique lié à l’infection virale, c’est-à-dire l’emballement de la production de cellules immunitaires dans le corps qui entraîne une réaction de défense démesurée, responsable de dégâts importants au niveau des organes (cœur, reins, poumons…) Cette réaction incontrôlée pouvant mener au syndrome de détresse respiratoire, et potentiellement au décès. L’anakinra ciblant plus précisément l’interleukine-1 (IL-1), une cytokine impliquée dans cette “tempête inflammatoire”.

Anakinra et polyarthrite rhumatoïde : poursuivre son traitement

Cette information de sécurité ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque de l’anakinra lorsqu’il est utilisé dans les indications déjà validées de son autorisation de mise sur le marché (AMM) notamment la polyarthrite rhumatoïde, souligne l’ANSM.

“Les patients pris en charge pour l’une de ces pathologies peuvent donc poursuivre leur traitement. En cas d’apparition de symptômes évocateurs de la Covid-19″, l’agence sanitaire les invite à consulter leur médecin”.

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