Covid-19 : des recherches dans les eaux usées partout en France

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Menées en Ile-de-France depuis avril, les recherches de traces de covid-19 dans les eaux usées sont désormais élargies à tout le réseau français.

De premières traces dans l’eau non potable en avril

En avril dernier, des microtraces de coronavirus avaient été retrouvées dans l’eau non potable de Paris.  Ces “traces infimes” de Covid-19 avaient été retrouvées sur 4 des 27 points de collecte du réseau d’eau non potable de Paris, suite au test réalisé par le laboratoire de la régie municipale Eau de Paris. Cette eau n’est pas celle que nous buvons ou celle avec laquelle nous nous lavons. Ce n’est même pas celle qui alimente vos toilettes ! C’est une eau qui ne sert qu’à “arroser les jardins, le nettoyage de la rue, alimenter les fontaines des parcsprécisait la mairie de Paris au Parisien.

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Surveiller un regain de l’épidémie

Les eaux usées reflètent en partie l’état de santé de la population et sont un indicateur avancé du stade de l’épidémie. C’est ce qui a incité l’Académie nationale de médecine à recommander, dès le mois de juillet dernier, qu’un suivi virologique des eaux usées soit mis en place dans toutes les stations d’épuration. Baptisé Obépine pour “Observatoire épidémiologique dans les eaux usées”, ce projetvise à réaliser un suivi en temps réel des traces de Covid19 dans les eaux usées de tout le territoire national afin de détecter et d’alerter rapidement sur un potentiel regain de l’épidémie.

“L’intérêt, c’est que l’on peut analyser une population importante avec un seul test PCR”, explique Yvon Maday, mathématicien à la Sorbonne, impliqué dans le réseau Obépine. Autre intérêt : même les personnes sans symptômes peuvent être détectées grâce à la charge virale présnte dans les selles.

C’est quoi le projet Obépine ?

A ce jour, 158 stations d’épuration ont été sélectionnées  afin d’obtenir un maillage territorial permettant de former un “réseau sentinelle”. Les recherches ont montré que la charge virale est détectable dans les eaux d’épuration avec une haute sensibilité.

L’analyse des eaux usées est un outil permettant une détection très précoce. “Le suivi réalisé depuis le 5 mars dernier, notamment sur les stations d’épuration d’Ile-de-France, a permis à la fois de confirmer le caractère prédictif de cette mesure de génome viral dans les eaux usées – notamment à l’occasion de la seconde vague – et l’intérêt de ce nouvel indicateur pour évaluer l’impact de certaines mesures, comme le premier confinement ou le couvre-feu” souligne-t-on au ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

A terme, les indicateurs d’Obépine pourraient compléter les chiffres de Santé publique France pour le suivi de l’épidémie.

Ai-je un risque de contracter le coronavirus en buvant l’eau du robinet ?

Au-delà de la présence de traces du virus dans les eaux usées, le projet Obépine s’est également attaché à évaluer le risque infectieux dans les eaux usées ou les boues de station d’épuration. Une surveillance des coquillages, qui sont des organismes filtreurs, a été également été mise en œuvre. Les premiers résultats de l’étude suggèrent que le virus devient rapidement inactif dans tous ces milieux.

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