Coronavirus : un arrêt de travail sans carence pour les cas contact

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Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé jeudi soir que les personnes déclarées comme cas contacts à risques et ne pouvant télétravailler n’auront pas de jour de carence. Explications.

Lors de son point d’information hebdomadaire jeudi 1er octobre, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que les personnes considérées comme cas contact à risque et ne pouvant télétravailler pourront bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire, sans jour de carence. “Une prescription d’isolement servant de justificatif auprès de leur employeur” a-t-il expliqué.

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“Pour faciliter la prescription de ces arrêts de travail, à compter du 3 octobre, les personnes appelées par l’assurance-maladie en raison de leur statut de cas contact à risques pourront procéder elles-mêmes à une demande directement en ligne via le site declare.ameli.fr.

Le délai de carence avait déjà été supprimé pendant le confinement en raison de l’état d’urgence sanitaire, mais il était de nouveau appliqué depuis la fin de cet état d’urgence, le 11 juillet.

C’est quoi, un cas contact ?

On appelle “cas contact” toutes les personnes qui ont été en “contact étroit” avec un patient testé positif au Covid-19 (par un test PCR nasal) au cours des 14 jours précédant le diagnostic de ce patient“, clarifie le Dr. William Berrebi, gastro-entérologue et hépatologue, auteur du podcast Merci Docteur !

Les “cas contact” sont en effet susceptibles d’être infectés par le coronavirus (même sans le savoir : il n’y a pas forcément de symptômes) et donc de transmettre le Sars-Cov-2, participant ainsi à la propagation de l’épidémie…

Cas contact : comment définit-on un “contact étroit” ? Selon Santé Publique France, vous êtes un cas contact si :

  • vous  avez partagé le même lieu de vie que la personne infectée par le coronavirus : vous vivez (ou avez vécu) ensemble,
  • vous avez eu un contact direct en face-à-face et à moins d’1 mètre de distance avec cette personne. Par exemple : vous avez discuté, vous vous êtes serré la main, vous avez mangé ensemble, vous avez passé une soirée ensemble…,
  • vous avez partagé un “espace confiné” avec cette personne. Par exemple : vous avez partagé la même voiture, vous travaillez dans le même bureau, vous avez pris les transports en commun ensemble…,
  • vous êtes enseignant(e), infirmier / infirmière, dentiste… et vous avez été en contact avec une personne infectée par le coronavirus dans un contexte professionnel.

Attention ! Si vous avez été en “contact fugace” avec une personne testée positive au Covid-19, les autorités sanitaires considèrent que vous n’êtes pas un cas contact. En effet : le risque apparaît lorsque le “contact étroit” a duré (au moins) pendant 15 minutes. “Si vous avez brièvement croisé cette personne dans la rue ou à la caisse du supermarché, vous n’êtes probablement pas infecté par le coronavirus” traduit le Dr. Berrebi.

En outre, il faut que le contact remonte au maximum à 14 jours avant le diagnostic du patient infecté : “si vous avez pris un café avec cette personne il y a 2 mois, vous ne risquez rien non plus” ajoute le médecin.

En revanche, le risque d’avoir attrapé le coronavirus Sars-Cov-2 au contact de la personne infectée est plus important si cette personne a toussé ou éternué durant le temps passé ensemble… A contrario, le port du masque de protection contre le coronavirus réduit le risque d’être infecté.

Je suis (peut-être) un cas contact : que dois-je faire ?

À savoir. Lorsqu’un patient est diagnostiqué positif au Covid-19 par un test sanguin ou PCR nasal, le médecin (ou le patient lui-même) mène l’enquête pour remonter jusqu’aux cas contacts potentiellement infectés par le coronavirus” précise le Dr. Berrebi. L’application Stop Covid permet de faciliter les recherches.

J’ai été en “contact étroit” avec une personne diagnostiquée positive au Covid-19 : je fais quoi ?Dans cette situation, un test PCR nasal s’impose : rendez-vous dans un laboratoire indiqué par l’Assurance Maladie (sans oublier de porter un masque de protection et de respecter les gestes-barrière : vous êtes peut-être porteur du virus !), explique le Dr. Berrebi. Le test est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, il ne nécessite pas d’ordonnance.

Attention : le test PCR nasal n’est fiable que lorsqu’il est fait au moins 7 jours après le contact étroit avec le patient infecté par le coronavirus.

En attendant les résultats (ou de pouvoir aller au laboratoire), il est indispensable de s’isoler : “n’allez pas travailler, restez à la maison, portez un masque de protection en permanence (même à domicile), ne mangez pas en même temps que les autres personnes du foyer, aérez la salle de bain durant 15 minutes après votre passage, lavez-vous souvent les mains, désinfectez régulièrement les surfaces (poignées de portes, toilettes…), ne partagez pas les objets du quotidien (verres, serviettes de toilette, couverts…), faites-vous livrer vos courses et vos médicaments…” Bref : redoublez de prudence pour protéger votre entourage.

Si le test est positif… Un suivi médical se met en place, notamment pour surveiller une éventuelle apparition des symptômes du coronavirus. “Les personnes avec lesquelles vous avez été en contact étroit deviennent à leur tour des cas contact” précise le Dr. Berrebi, qui recommande d’activer l’application Stop Covid pour faciliter les recherches de ces personnes.

Si le test est négatif… Si vous vivez sous le même toit que la personne infectée, il est nécessaire de refaire un test 7 jours après la guérison du malade. Si ce second test est à nouveau négatif, restez en isolement pendant 7 jours avant de pouvoir reprendre une vie normale.

Si vous ne vivez pas sous le même toit que la personne infectée, “vous n’êtes pas infecté par le coronavirus, vous n’êtes plus considéré comme un cas contact par les autorités sanitaires” explique le médecin. Une période d’isolement de 7 jours après le dernier contact avec la personne infectée reste nécessaire. Ensuite, la vie reprend son cours… ce qui ne dispense pas des gestes-barrière !

Merci au Dr. William Berrebi, gastro-entérologue et hépatologue, ancien interne des Hôpitaux de Paris, auteur du podcast Merci Docteur ! et de Virus-animaux-humains : des liaisons (très) dangereuses – Du SIDA au Covid-19.

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